Agriculture de précision : témoignage de Jérôme Puche

Jérôme Puche est agriculteur sur une exploitation de polyculture industrielle (pommes de terre et légumes d’industrie, oignons, blé, betteraves) à Marchélepot-Misery (80). Il a placé ses 135 ha dans la démarche be Api.

Son objectif : Homogénéiser son parcellaire après 3 remembrements successifs

« be Api, je connaissais avant d’investir : durant l’époque où j’étais certifié ISO 14 0001 et dans le cadre des audits interne, j’étais en relation avec d’autres agriculteurs qui le pratiquaient. J’ai profité du renouvellement de ma machine il y a deux ans, un épandeur engrais qui permet la modulation par GPS et la distribution proportionnelle à l’avancement, pour moi aussi me lancer dans cette démarche ».

 

Jérôme Puche (1)Grâce à l’agriculture de précision, Jérôme Puche souhaite

repasser aux engrais organiques

 

« J’ai fait ce choix parce que mon exploitation en est à son 3ème remembrement. J’ai donc une très grande hétérogénéité dans mon parcellaire. Sur des cultures courtes comme les épinards, je retrouvais d’anciennes parcelles dans la végétation, visuellement.
Mon objectif dans un premier temps avec be Api Fertilité, est de pouvoir faire un état des lieux, identifier les zones d’hétérogénéité, lisser les « creux » pour réhomogénéiser le tout par l’apport de minéral. Puis dans sept ans, au bout d’une rotation complète, de pouvoir repartir sur de la fumure organique ».

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Quel est le résultat ? 

« Je n’ai pas investi dans be Api potentiel car je n’ai pas le matériel pour exploiter la donnée, et que la structure de mes sols est plutôt homogène : c’est du limon moyen, avec juste quelques zones argileuses.
Sur le plan technico-économique, il est trop tôt pour tirer des conclusions. Après l’état des lieux, on s’est aperçu que mes sols étaient en sur-fertilité. Mais je n’applique pas exactement la dose prescrite par la méthode. Je surévalue. La première année, j’ai économisé la moitié de fumure, mais il faut voir sur la durée, la moyenne sur 5 ans. Mon objectif, de toute façon, n’est pas là. Je suis sur un fonctionnement plutôt intensif. Mon but : c’est de corriger les pics, lisser mes sols, et faire le point dans sept ans pour, je l’espère, pouvoir repartir sur des engrais organiques ».

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