Améliorer sa marge laitière grâce au cube

Le Cube est une solution digitale qui analyse en continu les données de l’élevage, pour permettre aux éleveurs d’améliorer la performance de leur atelier laitier. Les premières analyses de groupe utilisateurs indiquent un gain moyen par exploitation de 9 200 euros par an, grâce notamment à l’amélioration de la productivité, de la qualité du lait et une optimisation de l’âge des génisses au premier vêlage.

De 2000 à 20 000 euros de gains

L’ambition du service Le Cube, lancé en 2018 et élaboré par Novial, est de proposer un conseil plus réactif et plus personnalisé aux exploitations laitières, en s’appuyant sur une meilleure valorisation de l’ensemble des données disponibles. L’éleveur et son conseiller définissent une feuille de route pour l’année avec des objectifs précis et traduits en gains économiques. « A ce jour, les 80 éleveurs engagés dans la démarche ont tous amélioré leur rentabilité, annonce Anne-Sophie Erhard, analyste Le Cube. Nous avons calculé une moyenne annuelle par exploitation de 9 200 euros de gains supplémentaires. En fonction de la taille des exploitations et des objectifs travaillés, la fourchette de gains varie de 2000 à 20 000 euros. »

La marge sur coût alimentaire améliorée de 20 euros

Parmi les leviers de progrès économique activés, se trouvent souvent l’amélioration de la productivité laitière et des taux protéique et butyreux. En effet, ces critères influencent très directement la paye mensuelle du lait. L’augmentation du volume de lait ne fait pas partie des objectifs chez tous les éleveurs. Toutefois, calculée en moyenne sur l’ensemble des exploitations adhérentes au Cube, elle est de +0,1 litre par kilo de matière sèche ingérée sur l’année 2019. Cela se traduit par une augmentation de la marge sur coût alimentaire de 20 euros/1000 litres.

 Une production laitière optimisée (1)

Parmi les premiers résultats observés chez les adhérents Le Cube, on note une amélioration de la productivité laitière et des taux protéique et butyreux

 

Une bonification de 4,60 euros aux mille litres via les taux

Du côté des taux, leur maintien est un enjeu, particulièrement en période estivale. En moyenne sur l’année, le taux butyreux a gagné 0,6 point et le taux protéique 0,5 point sans dégradation de la production laitière. Cela correspond à une hausse du prix du lait de +4,60 euros/1000 litres, soit un gain économique moyen de 3 600 euros, sur le total de 9 200 euros.

Moins de temps improductif chez les génisses

Parce qu’elles génèrent des charges (estimées à 48 euros/mois/animal) sans produire de revenu, les génisses sont un atelier à optimiser dans beaucoup d’exploitations. Pour réduire leur période improductive, l’âge au premier vêlage doit être programmé le plus tôt possible. « Les éleveurs ayant travaillé sur cet objectif dans le cadre du Cube ont gagné entre un et six mois sur l’année, ce qui représente un gain économique moyen de 2 800 euros » constate Anne-Sophie Erhard. Quant à la baisse du taux de renouvellement du troupeau et de l’effectif de génisses, Le Cube ne dispose pas encore de données suffisantes sur ce point.

15 % de mammites évitées

La philosophie de la démarche du Cube est de ne plus être seulement dans la résolution des problèmes, mais dans l’anticipation et la prévention. Ainsi, l’accompagnement des éleveurs engagés a consisté aussi dans certains cas à mettre en place des mesures préventives sur le plan sanitaire. Par exemple la bonne utilisation du colostrum des mères pour éviter la mortalité des veaux. Autre exemple : la réduction des mammites grâce aux mesures d’hygiène à la traite et à la vaccination. « A travers les résultats de Gestion technico-économique des exploitations dite GTE, il est possible de chiffrer le coût global d’une mammite, à la fois en termes de coût du traitement et de perte de production » souligne Anne-Sophie Erhard. En 2019, les éleveurs du Cube ont réduit le nombre de mammites de 15 % en moyenne.

Un investissement rapidement compensé

Une première enquête de satisfaction auprès des éleveurs du Cube a été menée: cette enquête sera renouvelée car la démarche est encore très récente. Toutefois, le taux de satisfaction dépasse 90 % et révèle que le type d’accompagnement proposé était attendu, et que le service apporté est globalement au rendez-vous de la promesse. 

 

L’adhésion au service Le Cube est pour le moment proposée à un tarif unique de 99 euros/mois : un investissement susceptible d’être rapidement compensé par les gains réalisables. A l’avenir, le système de tarification devrait être enrichi avec des options en lien notamment avec le niveau d’équipement de l’exploitation en objets connectés et le volume de données traitées.

{{cta(‘7c7b48c0-112a-4acc-9765-cb16bf6567f4’)}}

Les plus lus du mois

Articles les plus consultés
  • Quand le collectif plante l’avenir : 1 km de haies sur une exploitation
    En mars 2026, 1,07 km de haies ont été implantés sur l’exploitation de Christophe Verschuere, agriculteur à Sommereux (60). Ce projet illustre concrètement la mobilisation conjointe de plusieurs acteurs pour accompagner les agriculteurs dans la transition agro-écologique.
  • Moisson : Noriap recrute des saisonniers pour l’été 2026
      Pour la moisson 2026, la coopérative Noriap recrute plus de 300 saisonniers dans ses silos situés dans les Hauts-de-France et en Seine-Maritime. Chaque été, ces jobs d’été agricoles permettent de renforcer les équipes durant l’une des périodes les plus importantes de l’année pour les agriculteurs. Travailler comme saisonnier pour la moisson 2026, c’est vivre une expérience unique au cœur du monde agricole, découvrir le fonctionnement d’une coopérative et participer directement à la collecte des récoltes.
  • La Chambre d’agriculture de la Somme rejoint TRANSITIONS
    Dans le cadre du programme TRANSITIONS by Noriap, la Chambre d’agriculture de la Somme et Noriap unissent leurs expertises pour construire un modèle d’accompagnement technique et agronomique au service des agriculteurs. Fondé sur un socle commun et une synergie de moyens, ce partenariat repose sur une forte complémentarité entre les deux structures, avec pour ambition d’aider les exploitations à progresser vers des pratiques plus durables et résilientes.
  • Pomme de terre : Noriap construit une filière avec Marianne et Burger King
    Annoncé lors du lancement de son projet d’entreprise Nouvelle Ère 2030 en janvier 2025, le développement de filières agricoles amont-aval, ancrées dans les territoires et créatrices de valeur, constitue un axe structurant de la stratégie du groupe Noriap. Dans ce cadre, la coopérative s’engage aujourd’hui dans le projet Marianne, une initiative réunissant producteurs, coopérative et acteurs de l’aval autour d’un objectif commun : valoriser une pomme de terre française issue du savoir-faire agricole de ses territoires, jusqu’au consommateur.
  • « Si on ne parle pas, on va se faire massacrer » : l’engagement de Damien Van Isacker
    Depuis son installation pendant le Covid, Damien Van Isacker partage son quotidien d’agriculteur sur les réseaux sociaux sous le nom @bonsenspaysan. À travers ses vidéos, il contribue à reconnecter agriculture et société, en expliquant concrètement son métier d’agriculteur. Car sur sa ferme, il ne cultive pas seulement du blé, des légumes ou du lin : il cultive aussi un lien avec la société. Le grand public, les voisins, les associations… et aujourd’hui, des milliers d’internautes.

Ces articles peuvent vous intéresser

  • Agriculture biologique
  • Agriculture connectée
  • Agriculture de conservation
  • Agriculture de précision
  • Agriculture régénérative
  • Agronomie
  • Apiculture
  • Bonnes pratiques - Réglementation
  • En vidéo
  • Energie
  • Filières agricoles et débouchés
  • Génétique
  • Gestion d'exploitation
  • Méthanisation
  • Nutrition et bien-être animal
  • RSE
  • Santé du végétal
  • Vie coopérative
  • Vie d'Agri
  • Vie du Groupe

Rejoignez-nous sur les réseaux sociaux

© 2026 Noriap. Tous droits réservés.