Éleveur tenant un boeuf par une corde

Olivier Varlet, éleveur : « Rafaël, je le prépare comme un champion »

Olivier Varlet est éleveur dans l’Oise, passionné de génétique bovine. Son élevage de Blonde d’Aquitaine est aujourd’hui reconnu jusque sur les podiums du Salon de l’Agriculture. Avec rigueur et patience, il façonne son troupeau de 200 bêtes.

À sa tête : Rafaël, un taureau de 1,4 tonne au palmarès impressionnant. Deuxième au Concours Général Agricole 2025, il incarne l’ambition d’un homme qui croit en la sélection génétique pour faire progresser son élevage. Plongée dans le quotidien d’un passionné qui élève ses bêtes comme d’autres forment des athlètes de haut niveau.

📽️🎬 Découvrez Olivier Varlet en vidéo 🎬📽️

 

Olivier Varlet, agriculteur dans l’Oise sur 100 hectares, a un troupeau de 200 bêtes de race Blonde d’Aquitaine. C’est son père qui a mis en place ce troupeau sur l’exploitation en 1976, premier troupeau de Blonde d’Aquitaine dans l’Oise. Il a choisi cette race pour sa carcasse importante et ses vêlages faciles. Quand Olivier s’installe en 1999, l’exploitation compte alors 20 vaches allaitantes. Il la développe pour arriver aujourd’hui à 60 mères.

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Olivier Varlet et son taureau Rafaël

Et la génétique, c’est sa passion. En 2024, il achète Rafaël, un taureau Blond d’Aquitaine, primé au Concours Général Agricole du Salon International de l’Agriculture (SIA) 2024. Il l’achète avec un autre éleveur de l’Oise.

Deuxième au Concours Général Agricole de 2025

En mars 2025, retour au Salon de l’Agriculture pour Rafaël qui participe de nouveau à ce concours. Mais avant d’y arriver, il faut se qualifier. Tout d’abord, Rafaël a été présenté au Concours national qui a eu lieu dans les Pyrénées, puis il a été retenu par un jury. « Il faut un bon aplomb et une bonne démarche pour se déplacer », explique Olivier Varlet.

20250226_151845Olivier a passé la semaine au Salon de l’Agriculteur aux côtés de Rafaël

C’est un travail de tous les jours pour espérer obtenir une bête prête à participer aux concours. En effet, malgré ses 1.470 kg Rafael est très calme. Il a été dressé dès l’âge de 6 mois. Tous les mois, il est manipulé. « L’objectif est qu’il ait confiance en l’éleveur, souligne Olivier Varlet. Il est régulièrement promené en longe, lavé et brossé. »

Une alimentation revue pendant 3 mois

Quant à son alimentation, elle a été revue trois mois avant pour permettre à Rafaël de développer sa masse musculaire. Sa ration hyper protéique comportait des granulés, graines de lin, céréales, vitamines, des oligo-éléments, … Sa préparation est digne d’un sportif de haut niveau !

Ce sont 40 bêtes qui représentent la race Blonde d’Aquitaine au Salon de l’Agriculture dans les différentes catégories. Cette année, ils sont 4 taureaux. Lors du concours, les jurés examinent différents critères liés à cette race comme l’arrondi de la culotte, le contour des yeux…

« On ne part jamais confiant pour ne pas être déçu, on espère », confie Olivier, habitué des concours, qui a déjà emmené une vache au SIA il y a une vingtaine d’années.

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Participer au Concours Général Agricole, c’est de la notoriété pour l’élevage, avec à la clé la vente des reproducteurs, et un plaisir personnel. « Je suis heureux d’être allé au Salon de l’Agriculture car c’est très difficile d’être sélectionné », évoque-t-il.

Améliorer génétiquement son troupeau

Olivier Varlet a choisi Rafaël pour son développement musculaire et squelettique. « Les objectifs sont d’avoir des génisses qui vêlent tous les ans, de faire davantage de viande, d’améliorer les animaux en choisissant les accouplements », détaille-t-il. Olivier Varlet va garder des paillettes (semences) pour les utiliser quand il n’aura plus ce taureau. D’ici là, Rafaël retournera peut-être à Paris pour décrocher de nouveau la première place !

 

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