Il faut réintroduire le pois dans les rotations

Victime d’une forte diminution de ses surfaces depuis les années 2 000, le pois redevient un débouché rentable à l’échelle d’une rotation. Noriap propose un contrat de production avec un prix minimum garanti sur les silos de stockage conditionnement. Alors, pourquoi pas vous ?

Il faut sauver le soldat pois !

D’ici 2030, la demande mondiale en protéines devrait augmenter de 40 % pour faire face à la croissance démographique, mais également à l’évolution des habitudes alimentaires de certains pays en développement. Par ailleurs, la protéine végétale est au cœur de la transition agroécologique : l’augmentation de la surface des légumineuses dans les rotations permet de réduire les doses de fertilisants azotés et d’améliorer la qualité des sols. De beaux arguments en faveur de la relance de cette culture.

Pois et protéines végétales : 3 débouchés

Pour les producteurs agricoles français, trois débouchés se développent : l’alimentation animale, l’exportation (pour la pisciculture au nord de l’Europe) et l’alimentation humaine où le consommateur recherche de plus en plus de sources de protéines non allergènes et non OGM. En France, le plan protéines végétales a permis de re-dynamiser la culture par la mise en place d’une enveloppe annuelle de 35 millions d’euros.

Culture du pois : les avantages dans la rotation

Face à la concurrence du soja et à l’absence d’une dynamique agronomique, le pois a vu ses surfaces diminuer depuis quelques années. Pourtant, son intérêt pour l’exploitation est réel. Pourquoi ? D’abord parce qu’il s’intègre dans les rotations céréalières et facilite l’implantation sans labour de la culture suivante : les pailles sont peu abondantes et la récolte est précoce (durant l’été), ce qui permet de laisser un sol bien structuré.

Le pois est l’un des meilleurs précédents du blé et du colza. Un blé tendre après un pois produit 6 à 12 q/ha de plus qu’un blé sur blé. Un colza après un pois produit entre 0,5 et 3 q/ha de plus qu’un colza après paille.

Le pois favorise également l’étalement du travail puisque que ses périodes de semis et de récolte sont décalées par rapport aux principales cultures d’automne.

Le pois permet de réaliser des économies

Enfin, c’est une culture économe en intrants capable de prélever l’azote de l’air grâce aux bactéries symbiotiques des nodosités de ses racines. Elle ne demande donc pas d’apport d’engrais azoté et permet de réaliser des économies sur les cultures suivantes : – 20 à – 60 kg/ha d’azote sur les céréales à pailles ou le colza pour un rendement similaire ou amélioré. En outre, elle participe au contrôle des adventices à l’échelle de la rotation, car les produits et les substances actives utilisés sont différents.

Sur le plan environnemental, le pois permet de réduire considérablement l’impact du système de culture par une baisse de l’indice IFT (Indicateur de Fréquence des Traitements) ainsi que par une réduction des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) et des gaz acidifiants.

Produire du pois est rentable

Sur le plan économique, le pois présente de nombreux atouts extrêmement convaincants. En effet, l’introduction de ce dernier peut être plus que rentable si l’on cumule les gains de rendement engendrés, les doses d’azote réduites et les charges opérationnelles inférieures au blé et au colza (30 à près de 100€/ha de moins par rapport à un colza ou à un blé tendre).

Par ailleurs, comme le pois ne nécessite pas de fertilisation azotée, il présente l’avantage de ne pas subir les flambées du cours de l’azote. Enfin, il bénéficie d’une prime couplée spécifique et modulée en fonction de l’importance des surfaces cultivées au niveau national. Chaque année, donc, le montant unitaire de l’aide à la production de protéagineux évolue.

 

Noriap vous accompagne dans la production de pois !

Pour l’ensemble de ces raisons, Noriap accompagne et valorise cette filière grâce à la mise en place d’un contrat de production. Alors, pourquoi ne pas vous y (ré)-essayer sur quelques hectares ?

 

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