Engrais : quelles formes d’azote privilégier pour limiter la volatilisation ?
Le recours aux inhibiteurs d’uréase et de nitrification permet d’optimiser l’efficience de l’azote lors des apports d’engrais. Le choix de ces solutions doit être raisonné en fonction de l’objectif visé par l’agriculteur : limiter les pertes d’unités avec un inhibiteur d’uréase ou réduire les émissions de gaz à effet de serre avec un inhibiteur de nitrification. Les experts Noriap font le point sur les solutions proposées aux adhérents de la coopérative.
Limiter les pertes d’azote par volatilisation constitue un enjeu majeur d’optimisation de la fertilisation, dans un contexte de hausse durable du prix des engrais.
« La forme solide est moins émettrice que la forme liquide », rappelle Quentin Denorme, agronome chez Noriap.
Entre ammonitrate, engrais uréiques ou solution azotée, le choix de la forme d’azote conditionne directement l’efficience de vos apports.
Produire de l’azote grâce à des couverts végétaux : un levier prioritaire
Avant d’optimiser les formes d’engrais, le premier levier reste agronomique :
« Produisez de l’azote à la parcelle avant d’en acheter », conseille-t-il.
L’implantation de couverts intégrant des légumineuses permet de capter l’azote, qui sera ensuite restitué à la culture suivante. Les niveaux de restitutions varient selon les mélanges et les conditions pédoclimatiques.
« Chez Noriap, nous proposons une gamme de plusieurs mélanges », précise l’agronome.
À titre d’exemple :
FixSol Explorer : 83 unités restituées en sol limoneux
I-Sol Explorer SP : 110 unités restituées
Mélange Mas : 111 unités restituées
« Il est recommandé de retenir 70 % de ces valeurs qui sont réellement utilisables par la plante », souligne Quentin Denorme.
Formes d’azote : des pertes variables selon les bases
Le second levier concerne la forme d’azote utilisée.
« Toutes les bases uréiques, urée en granulé et solution azotée, sont émettrices de gaz à effet de serre, avec des pertes d’unités par volatilisation, indique Sébastien Jacottin, chef marché fertilisants chez Noriap. Avec le contexte au Moyen-Orient, ces solutions sont plus coûteuses », renforçant l’enjeu d’efficacité des unités apportées.
Sécuriser les apports d’urée et de solution azotée
En cas d’utilisation d’urée granulés, il est recommandé de limiter les pertes par volatilisation :
Utilisez des solutions intégrant un inhibiteur d’uréase, comme Nexen qui est à base d’urée protégée.
Pour la solution azotée, plusieurs leviers existent :
Utilisez un inhibiteur d’uréase (comme Adkeep) pour limiter les pertes par volatilisation
Ou un inhibiteur de nitrification (tels qu’Adslow ou N-lock) : « Il ralentit la transformation de l’azote dans le sol et limite les émissions de gaz à effet de serre », explique Quentin Denorme.
L’utilisation d’un inhibiteur de nitrification contribue favorablement à l’indicateur « réduction des émissions de gaz à effet de serre ».
Engrais nitriques et ammoniacaux : des formes moins sensibles
Les engrais à base nitrique ou ammoniacale (Ammo soufré, Ammo 27, Ammo 33,5) présentent quant à eux un risque de volatilisation nettement plus limité.
« C’est la forme la moins émettrice de gaz à effet de serre », précise Quentin Denorme.
L’association avec le soufre améliore également l’efficience de l’azote.
Dans ce cas, l’ajout d’inhibiteurs n’est pas nécessaire.
Effluents d’élevage : sécuriser l’azote organique
Pour les effluents d’élevage liquides (lisier, digestats de méthanisation), l’utilisation d’un inhibiteur de nitrification, comme Instinct, est également possible.
« Il est à mélanger dans la cuve à lisier avec un équipement spécifique installé sur la cuve », détaille Sébastien Jacottin.
Selon Corteva-Pioneer, Instinct permet 15 % d’azote efficace en plus pour la culture.
📞 Pour toute question, vous pouvez contacter votre ATC.
Des références en cours d’acquisition
La coopérative Noriap mène actuellement des essais sur les inhibiteurs d’uréase et de nitrification pour objectiver ces leviers.
👉 Sur la plateforme de Croixrault, située dans la Somme, 10 produits sont testés sur blé pour la campagne 2025-2026.
Les critères analysés porteront sur :
le rendement
le taux de protéines.
En parallèle, 10 mélanges de couverts végétaux dont la gamme Explorer sont eux aussi testés à Croixrault.
Pour la moisson 2026, la coopérative Noriap recrute plus de 300 saisonniers dans ses silos situés dans les Hauts-de-France et en Seine-Maritime. Chaque été, ces jobs d’été agricoles permettent de renforcer les équipes durant l’une des périodes les plus importantes de l’année pour les agriculteurs. Travailler comme saisonnier pour la moisson 2026, c’est vivre une expérience unique au cœur du monde agricole, découvrir le fonctionnement d’une coopérative et participer directement à la collecte des récoltes.
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