Créer de la valeur ensemble, malgré un contexte difficile

Malgré une récolte 2024 décevante en rendement et en qualité, la coopérative a su tenir son rôle aux côtés de ses adhérents. Soutien à la trésorerie, accompagnement réglementaire, présence sur le terrain et valorisation des productions : l’assemblée générale du 19 décembre a permis de revenir sur une campagne exigeante mais porteuse de résultats, grâce à l’engagement collectif des adhérents et des équipes, à l’efficience des outils de travail du grain et aux marchés industriels.

Le 19 décembre 2025, a eu lieu l’assemblée générale de Noriap, temps fort de la coopérative. Ce fût l’occasion de revenir sur l’accompagnement de Noriap auprès de ses adhérents sur l’exercice 2024-2025 : soutien à la trésorerie grâce à une avance versée début janvier 2025, accompagnement avec l’offre Optiperformances pour anticiper et répondre aux exigences réglementaires, proximité et échanges avec 170 rencontres organisées sur les territoires.

1,8 M€ de ristournes reversés aux adhérents

La récolte 2024 a été impactée par les conditions climatiques tant en qualité qu’en quantité. Dans ce contexte compliqué, la coopérative a retrouvé de la rentabilité grâce à ses outils de travail du grain et à ses filières de valorisation vers l’agro-industrie. Cela s’est exprimé à travers un prix moyen de campagne très compétitif : pour 2024, il s’est établi à 205 €/t, prix payé aux adhérents engagés.

Cette performance a été possible grâce à la confiance des adhérents, à l’engagement des équipes, aux outils de travail du grain et aux contrats de production. « L’enjeu pour nous est celui de la compétitivité, a expliqué Nathalie Ternois, directrice agriculture coopérative. Nous avons travaillé sur l’architecture de la collecte. La valorisation autour des filières nous a permis de créer de la valeur. »

Nathalie Ternois, directrice agriculture coopérative Noriap

La coopérative dégage un chiffre d’affaires de 426 M€ et un résultat net avant redistribution de 4,9 M€. « 1,8 M€ seront reversés sous forme de ristournes d’assemblée générale et d’intérêts aux parts sociales », se félicite David Saelens, président de Noriap.

Il a profité de cet évènement pour remercier Jean‑Marie Thibaut, Eric Vanacker et Stéphane Caloone, tous 3 administrateurs sortants, pour leur engagement au service de notre coopérative. « C’est le but d’une coopérative de gérer le long terme pour amener de la résilience, a rappelé Jean-Marie Thibaut, administrateur pendant 30 ans et référent recouvrement. Elle sert aussi d’amortisseur lors de passages difficiles rencontrés dans les exploitations agricoles. »

Remercier l'engagement de 3 administrateurs

Une évolution positive de la CAF

Le groupe Noriap, quant à lui, réalise un chiffre d’affaires consolidé de 865 M€, pour un excédent brut d’exploitation de 29,5 M€ et un résultat net consolidé de 5,2 M€, contre 1,3 M€ lors de l’exercice précédent. Les fonds propres du groupe s’élèvent désormais à 178 M€.

David Saelens, président du conseil d’administration de Noriap

« La CAF évolue positivement depuis dix ans, tant sur notre métier de base que sur nos diversifications, souligne David Saelens, président du conseil d’administration de Noriap. L’ensemble des entités contribuent à la création de valeur. »

« L’agriculture française, un modèle de qualité »

Autre temps fort de cette Assemblée générale : la table ronde « De la géopolitique aux revenus agricoles : quand le monde s’invite dans ma ferme » qui a offert un éclairage aux adhérents. Les échanges avec Frédéric Encel, géopolitologue, et Philippe Dessertine, économiste, ont permis de décrypter comment les (dés)équilibres mondiaux, économiques et géopolitiques influencent concrètement les exploitations et les revenus agricoles.

Frédéric Encel (à gauche) et Philippe Dessertine

Frédéric Encel est revenu sur deux évènements qui ont été déterminants pour l’agriculture mondiale : « La guerre entre la Russie et l’Ukraine constitue encore aujourd’hui un aléa négatif, détaille-t-il. La Russie est le premier producteur agricole et le premier producteur d’engrais au monde. » Quant à la Chine, elle va devenir elle-même un producteur et va exporter ses productions.

Pour Philippe Dessertine, l’agriculture française dispose d’un atout majeur : la qualité de ses productionsUn modèle exigeant, fortement normé, qui constitue un véritable avantage concurrentiel et une réponse aux attentes de marchés en quête de valeur ajoutée : « La norme est très forte en Europe, l’agriculture française est un modèle de qualité. L’idée est de vendre nos productions à des clients en quête de valeur ajoutée, comme l’Asie, sensible à la grande qualité des produits français. »

Autre levier clé évoqué : la technologie. Robotisation, outils numériques et automatisation sont appelés à prendre une place croissante. Mais surtout, Philippe Dessertine a insisté sur un point central : « La data, l’élément le plus important à avoir à l’esprit pour préparer l’agriculture de demain. L’agriculture est l’un des secteurs les plus innovants de l’économie française, et cette innovation doit être poursuivie. Cette data doit être transformée en financement », a-t-il souligné.

Un message clair : qualité, innovation et data sont des leviers déterminants pour construire l’avenir de l’agriculture française, dans un contexte mondial en profonde mutation.

 

Plus d’informations sur les résultats de la coopérative et du groupe Noriap

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