Échaudage : quelles nouvelles variétés de blé ont le mieux résisté en 2026 ?

Comment les nouvelles variétés de blé tendre ont-elles réagi face à une fin de cycle exceptionnellement chaude ? Les essais conduits par la coopérative Noriap apportent de premiers enseignements. Productivité, qualité, adaptation aux différents types de sols… Tour d’horizon des six variétés qui intégreront la gamme pour les prochains semis à l’automne 2026.

Une fin de cycle hors norme

2026 est une année record pour son niveau d’échaudage ! « Nous n’avons jamais observé un échaudage aussi important entre la floraison et la maturité du blé », souligne confie Philippe Pluquet, responsable technique productions végétales chez Noriap.

Jusqu’à présent, les campagnes 2010, 2017 et 2023 faisaient figure de référence. Mais 2026 les dépasse largement : les cultures ont subi près de deux fois plus de températures supérieures à 25 °C et trois fois plus de températures supérieures à 30 °C au cours de cette période sensible.

Conséquence : les rendements ont été fortement pénalisés, avec des situations très contrastées selon les types de sols.

« Sur le territoire de Noriap, nous observons des rendements moyens d’environ 90 q/ha dans les terres à bonne réserve utile, contre 75 à 80 q/ha dans les sols superficiels et séchants », précise-t-il.

Dans ce contexte particulièrement exigeant, les essais de la coopérative permettent d’identifier les variétés les plus aptes à faire face à ces conditions extrêmes.

Premiers semis : quelles variétés tirent leur épingle du jeu ?

Dumbledor : performante dans les terres profondes

Dumbledor confirme les attentes placées en elle. Elle associe une bonne productivité en limons profonds, un poids spécifique élevé, une bonne teneur en protéines et un bon niveau de résistance aux maladies.

En revanche, elle n’est pas adaptée aux terres séchantes.

RGT Arpegio : une valeur sûre, quel que soit le type de sol

RGT Arpegio confirme sa régularité. Son niveau de rendement est comparable à celui de Dumbledor et elle s’adapte à tous les types de sols.

Déjà classée 3ᵉ de la synthèse des premiers semis en 2025 dans les essais de la coopérative, elle confirme son potentiel en 2026 avec un niveau proche de Pondor, une bonne teneur en protéines et une bonne tenue à la verse.

« RGT Arpegio présente une bonne productivité dans nos essais en blé sur blé », souligne Philippe Pluquet.

LG Avalon : une année 2026 à relativiser

Après une campagne 2025 prometteuse, LG Avalon se montre plus décevante cette année.

Les fortes chaleurs de fin de cycle ne lui ont pas permis d’exprimer pleinement son potentiel. Son comportement devra être confirmé dans les années qui viennent.

KWS Foudre : la confirmation pour les semis intermédiaires

KWS Foudre confirme les espoirs placés en elle.

Avec un rendement atteignant 106,9 % des témoins, elle figure parmi les meilleures performances des essais. Elle possède un poids spécifique élevé et affiche un très bon comportement en blé sur blé.

Une variété qui confirme son intérêt pour les semis intermédiaires.

La verse est un point de vigilance pour cette variété.

Deuxièmes semis : la qualité au rendez-vous

Funny : performante après le 20 octobre

Funny est une variété à réserver aux semis réalisés à partir du 20-25 octobre.

Ses bonnes performances de 2025 se confirment cette année, y compris en terres de craie. La qualité est au rendez-vous. Elle combine un bon poids spécifique et une teneur en protéines satisfaisante.

Cette variété passe dans tout type de sol et de conditions (blé sur blé, cranette, bief, …). Le seul point de vigilance est la verse.

Kaktus : une variété régulière

Kaktus confirme les très bons résultats observés en 2025.

Elle se distingue par une excellente productivité, y compris en terres de craie, une très bonne tenue à la verse et une bonne tolérance globale aux maladies. Nous recommandons d’essayer cette variété.

Des essais indispensables pour préparer les prochains semis

Cette campagne 2025-2026 illustre tout l’intérêt des plateformes d’expérimentation de la coopérative.

Tester les variétés dans des conditions climatiques aussi contrastées permet d’identifier leurs points forts, leurs limites et leur adaptation aux différents contextes pédoclimatiques du territoire. Autant d’enseignements précieux pour accompagner les agriculteurs dans leurs choix variétaux pour les prochains semis.

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