Maitriser son empreinte carbone en élevage

Réduire le recours au soja brésilien pour diminuer son impact carbone est devenu un réel enjeu pour la filière élevage.

Le plan protéines annoncé par le Gouvernement en décembre 2020, a permis de mettre un chiffre en face de cet enjeu : 100 millions d’euros. Un montant significatif pour accompagner la structuration des filières protéines, et trouver des solutions alternatives viables sous nos latitudes. Faisons le point sur les différents leviers et outils existants pour la filière bas carbone en élevage. 

Les leviers à activer sans nuire à la performance des ateliers :

De plus en plus de cahiers des charges en alimentation animale imposent des matières premières d’origine tracées et françaises. Tout l’enjeu pour la filière élevage est de transformer ce qui au départ peut apparaître comme une contrainte, en opportunité. Pour adapter ses rations et maintenir ses niveaux de production sans soja d’importation, plusieurs axes nutritionnels sont envisageables.

 

Les axes nutritionnels pour limiter l’impact carbone et réduire le soja d’importation

  • Optimiser la ration, par la recherche de l’efficacité protéique afin de réduire le gaspillage et donc faire des économies. Il est possible d’améliorer la marge sur coût alimentaire grâce à une meilleure valorisation de l’énergie, et des protéines ingérées par l’animal. Selon les objectifs de l’éleveur, l’animal est ainsi plus productif avec la même ration, ou autant productif avec une ration plus économique. Les techniciens du Groupe accompagne l’éleveur dans un rationnement précis.

 

  • Mettre en place un référentiel de rationnement via les acides aminés plus précis pour apporter les besoins nécessaires aux animaux tout en limitant les rejets azotés. En effet les acides aminés étant les constituants des protéines c’est un levier significatif de rationnement.

 

  • Intégrer dans sa rotation culturale davantage de protéagineux : féverole, pois, soja métropolitain, lupin et lin, pour approvisionner la filière alimentation animale. En monogastrique, la protéine d’insectes pourrait être une option à moyen terme. L’ensemble de ces nouvelles sources de protéines permettront aux industriels, comme Novial, d’apporter des solutions, tout en adaptant leurs process industriels (extrusion, tannage, toastage) pour rendre la protéine plus digestible et assimilable par les animaux. Et aux éleveurs de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

 

Chez Novial principal fabriquant d’aliments en Hauts de France, un nouveau critère de rationnement GES (Gaz à Effets de Serre) est pris en compte pour mesurer l’impact carbone de l’aliment.

À l’avenir, d’autres critères seront développés (eutrophisation, occupation des sols, acidification des milieux, etc) pour formuler un aliment respectueux de notre environnement.

 

La démarche Eco-méthane

Cette démarche menée par Bleu Blanc Cœur est un exemple. Le principe ? Equilibrer la ration avec des oméga 3 pour éviter des rejets de méthane du troupeau. Chaque éleveur participant à cette démarche s’engage individuellement à transmettre chaque mois ses analyses de lait. Grâce à celles-ci et à la qualité de ses acides gras, l’association Bleu Blanc Cœur (via une méthodologie reconnue par les Nations Unies) comptabilise les économies de méthane permises par une alimentation différente par chacune des exploitations laitières par rapport à une production plus conventionnelle. A la fin de chaque année, les éleveurs reçoivent leur compteur d’économie de méthane. En parallèle un kit de communication permet aux éleveurs  promouvoir leur démarche bas carbone.

 

L’agroforesterie avec Poules’Haies Arbres

Comment parler de réduction de son empreinte carbone sans parler d’agroforesterie ? Pour accompagner les éleveurs de volailles dans cette voie, Novial a créé l’association Poul’Haies Arbres. Son ambition est simple : aider les adhérents à aménager un parcours plein-air, avec des plantations d’arbres. Ces aménagements vont favoriser le bien-être des volailles et permettre aux éleveurs de s’engager dans une plus-value environnementale. Aujourd’hui, les centres de conditionnement d’œufs et de la grande distribution soutiennent cette initiative en incitant les éleveurs à se former et adhérer à cette association.

 

Afin de faire un état des lieux de votre exploitation sur ses pratiques carbone, Noriap propose de vous accompagner dans le diagnostic carbone de votre élevage. Des leviers pourront alors vous être proposé afin d’améliorer vos pratiques et de bénéficier potentiellement de crédits carbone !

 

Comment calculer son empreinte carbone ? Comment rémunérer les efforts bas carbone de la filière ?

L’outil Cap 2 ER (lancé en 2015 par l’institut de l’élevage) utilisé par Noriap en élevage, permet d’évaluer la performance environnementale de son atelier laitier, et de fixer un cap de progrès ainsi que le plan d’action associé. 

 

Les crédits carbone

À court ou moyen terme, les tonnes de CO2 économisées seront valorisées. Des initiatives existent, comme celle de France Carbone Agri, association qui a lancé début 2020 un projet de crédits carbone avec 391 éleveurs.
Les premiers contrats de vente signés avec plusieurs acheteurs se sont faits sur la base d’une rémunération de 30€ par tonne de CO2 évitée pour l’agriculteur.

 

Intéressé par un diagnostic carbone élevage ? 

L’outil Cap 2 ER est utilisé par la société Le Cube pour réaliser les diagnostics carbone en élevage. Contactez les pour faire le vôtre ! Le Cube est une solution digitale pour faire performer votre élevage laitier. Découvrez en vidéo :

Vous pouvez également télécharger notre fiche sur le sujet du diagnostic carbone.

 

Pour plus d’informations :

  • Contactez Le Cube au 09.74.19.19.00 
  • Ou cliquez sur le bouton ci-dessous : 

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