« La diversification, c’est la résilience du système »

À Boves, Quentin Coulombel a construit une exploitation qui lui ressemble : diversifiée, résiliente et tournée vers l’avenir. Entre cultures variées et pension pour chevaux, il cherche à concilier un équilibre professionnel, tout en s’engageant dans la vie de sa coopérative, Noriap. 

📽️🎬 Découvrez Quentin Coulombel en vidéo 🎬📽️

 

À 35 ans, Quentin Coulombel est un agriculteur installé dans la Somme. Bien que ses parents n’aient jamais été agriculteurs, il s’est naturellement tourné vers ce métier qui lui parlait :  

« J’avais des affinités avec le monde agricole et la nature en général, mais je me suis formé car je n’y connaissais pas grand-chose. J’ai fait un BTS ACSE en apprentissage, ce qui m’a permis d’avoir les clés pour travailler sur le terrain. » 

Après une première phase d’installation, il travaille aujourd’hui au développement de son exploitation avec une certitude : la diversification. 

« La diversification permet de se réapproprier les marges et de ne plus autant subir de plein fouet les aléas météorologiques et géopolitiques. » indique-t-il. 

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Un assolement varié et réfléchi 

L’exploitation de Quentin est classique mais très diversifiée. Un choix réfléchi pour mieux résister aux aléas climatiques et économiques. Elle s’étend sur plusieurs dizaines d’hectares, répartis ainsi :

  • 50 hectares de blé
  • 20 hectares de colza
  • 10 hectares de betteraves
  • 10 hectares de pommes de terre fécule
  • 10 hectares de tournesol ou maïs selon l’année
  • 10 hectares de pois. 

Ses choix culturels évoluent en fonction des conditions climatiques. « C’est assez prenant de travailler autant de cultures, mais c’est ce qui permet la résilience du système », explique-t-il. 

75 % de sa récolte est vendue à Noriap, avec un peu de production industrielle pour les pommes de terre et les betteraves. La diversification reste un pilier fondamental : elle lui permet de sécuriser ses marges et de ne pas subir de plein fouet les variations économiques et météorologiques. « Il y a autant de modèles et autant de fermes que d’agriculteurs », note Quentin. 

 

Des revenus stables avec la pension de chevaux 

Depuis 13 ans, Quentin gère également une pension de chevaux. Cette activité lui permet de valoriser des herbages non cultivables et d’assurer une régularité de revenus, tout en apportant une dimension humaine à l’exploitation. « Dans notre société, il faut prendre soin de nos aînés. C’est aussi ce que je fais ici, mais avec les chevaux ! », explique-t-il. 

Il consacre entre une et trois heures par jour, selon les périodes, à nourrir les chevaux, les sortir en prairie et entretenir leur box. Quentin réfléchit désormais à engager un salarié pour l’aider sur cette partie de son exploitation et optimiser son équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.  

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Un engagement coopératif indispensable 

Impliqué depuis plusieurs années au conseil d’administration de la coopérative Noriap, Quentin est en outre devenu membre du Bureau il y a 3 ans. « La première des qualités requises pour en être membre, c’est être compétent et avoir envie de bien faire », précise-t-il. 

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Grâce à des formations dispensées par La Coopération Agricole et plus récemment AgriLeader, ce jeune agriculteur a développé un réseau solide et une vision stratégique qu’il met au service de sa coopérative et de son exploitation. « Si l’on veut se tenir informé des décisions et impulser les orientations que l’on veut pour sa coopérative, il faut que chacun s’engage à son niveau », encourage-t-il.
Il conseille aux agriculteurs de participer aux conseils de territoire, organisés 3 fois par an par la coopérative, pour faire remonter les problématiques de terrain. 

 

Projets d’avenir et vision du métier 

Pour 2026 et au-delà, Quentin a plusieurs projets : construire un hangar, développer l’activité chevaux en privilégiant le bien-être animal, et envisager des travaux pour accueillir du public en gîte ou en Airbnb.  

À plus long terme, il souhaite rester serein tout en continuant à relever des défis : « Dans cinq ans, j’aurai 40 ans, des enfants, et je veux continuer à me donner des challenges à relever. » 

Fier de son métier, Quentin souligne que l’agriculture est noble : « Nous nourrissons les gens, façonnons les paysages et perpétuons le travail de nos anciens. » 

 

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