Rallyes de l’Ambition 2025 : « éleveur, un métier d’avenir ! »

Près de 300 participants ont assisté les 4, 5 et 6 mars 2025 aux Rallyes de l’Ambition, organisés par les équipes d’Yséo et de Novial à Amiens, près de Saint-Omer (62) et de Neufchâtel-en-Bray (76) ! Un temps fort d’échanges et de réflexion sur l’avenir du métier d’éleveur, les défis auxquels ils font face et les opportunités à saisir.

Po-si-tifs ! Sans concertation préalable, les nombreux intervenants qui se sont succédé ont partagé ce même état d’esprit constructif et optimiste vis-à-vis des opportunités qu’offre aujourd’hui le métier d’éleveur. Parmi eux :

  • des éleveurs venus témoigner, comme Olivier Thibaut,
  • des partenaires telle Domitille Lemoine, responsable Installation-Transmission à la Chambre d’agriculture de la Somme,
  • des représentants des JA
  • et des experts, à l’instar d’Olivier Dauvers, journaliste spécialiste de la grande distribution, et Vincent Chatellier, ingénieur de recherche en économie à l’INRAE.

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Ce dernier nous a partagé sa « vision assez positive de l’avenir de l’élevage français, pour peu qu’on soit capable d’investir, d’être performant techniquement, et de parler plus positivement de ce métier aux jeunes qui veulent l’embrasser. Le métier d’éleveur, exigeant et technique, offre de belles opportunités aux enfants d’agriculteurs mais aussi aux jeunes qui se lancer. La production a baissé dans plusieurs filières : la viande bovine, la filière ovine, la filière porcine est relativement stable et on a perdu en volailles. Pour ce qui est de la production laitière, on a un peu perdu – un milliard de litres depuis 2015. Donc on observe une phase de décroissance de la production, alors que contrairement à ce qu’on voudrait parfois laisser entendre, la consommation française de viande et de lait ne se porte pas si mal. » Et d’ajouter : « Si l’on arrive à avoir un meilleur dialogue en France entre le consommateur et le producteur, avec un coup de main de la restauration hors domicile, on peut faire un bout de chemin vers un avenir plus intéressant pour tous. »

 

Au cœur des débats : l’agriculture de demain

Entre conférences inspirantes, témoignages d’experts et retours d’expérience d’éleveurs, ces trois jours ont permis de prendre du recul sur les défis qui nous attendent.

Sur les relations entre agriculteurs et distributeurs, Olivier Dauvers a évoqué que les intérêts des agriculteurs et des distributeurs convergent.

L’intérêt du distributeur, c’est que le produit qui passe en caisse soit le plus riche en valeur possible. Le terreau est fertile pour le “premium”, mais les attendus de marché sont encore plus forts, d’où le triomphe du discount. Oui, le prix est le moteur du commerce, mais le commerçant qui n’a pas les prix n’a pas les clients.

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Des interventions concrètes pour avancer

Les participants ont pu explorer des thématiques variées : installation, transmission et gestion de la main d’œuvre, diversification et complémentarité des ateliers de productions animales et végétales… autant de sujets clés pour la pérennité et la compétitivité des exploitations. Ces moments d’échange ont aussi permis de partager des solutions concrètes et d’identifier des leviers d’action à l’échelle des exploitations. Comme l’a souligné Vincent Chatellier, « il s’agit de montrer aux jeunes que dans certaines conditions, on peut réussir dans l’agriculture. Ceux qui n’y parviennent pas rencontrent souvent deux difficultés : ils souffrent d’un déficit de productivité du travail (le chiffre d’affaires par emploi est trop faible car les coûts fixes ont trop augmenté, ou d’efficience du travail (la capacité à mobiliser des intrants pour générer de la valeur). Quand on est mal positionné sur ces deux critères, c’est difficile d’avoir des revenus confortables, au regard du travail très important dans l’élevage. Il faut donc avoir une vision dans laquelle on met en avant ceux qui réussissent et on essaie de comprendre les facteurs ayant joué dans leur réussite. C’est primordial pour mobiliser de futurs jeunes installés. »

 

Trois jours pour construire l’avenir

« Pour les éleveurs, une journée comme celle-ci apporte une certaine reconnaissance, et permet de se projeter sur l’avenir que dessine la filière élevage pour les jeunes qui veulent s’installer », estime Lucas Septier, agriculteur en polyculture élevage et secrétaire général adjoint des JA de la Somme. « Cela montre aussi le partenariat qui existe depuis de nombreuses années avec Novial, Yséo et Noriap. Le fait que l’on attire autant de monde sur un événement comme celui-ci prouve qu’il existe un intérêt vis-à-vis de l’installation. Les jeunes peuvent voir qu’il existe des partenaires susceptibles de les accompagner au quotidien. »

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Un rendez-vous fédérateur

Au-delà du contenu, ces Rallyes ont surtout été une formidable occasion de renforcer les liens entre éleveurs, collaborateurs du groupe Noriap et partenaires. L’ambition ? Construire ensemble des solutions adaptées aux réalités du terrain et faire évoluer nos pratiques en lien avec les attentes sociétales et environnementales.

 

 

 

 

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